Musée Nissim de Camondo © Les Arts Décoratifs, Paris
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Cinq petits musées parisiens à visiter au printemps

Vous avez une heure de libre et vous cherchez un musée à découvrir ? Cette liste est donc faite pour vous ! Ces cinq musées, parfois méconnus et souvent peu fréquentés, sont idéals pour une visite aussi calme qu’enrichissante.

Vue extérieure du musée de la Vie Romantique  © musée de la Vie Romantique
Vue extérieure du musée de la Vie Romantique © Musée de la Vie Romantique

1. Le musée de la Vie Romantique

Situé dans le quartier de la Nouvelle Athènes, dans le 9e arrondissement de Paris, le musée de la Vie Romantique vous propose un véritable voyage dans le temps. L’espace d’une visite, vous êtes plongés dans l’atmosphère romantique du XIXe siècle. Les collections sont présentées dans l’ancienne demeure du peintre Ary Scheffer (1795-1858), artiste cardinale dans le développement du mouvement romantique. Dans les salles, de grandes figures du romantismes sont mises en avant, notamment George Sand (1804-1876), écrivaine berrichone, et Ernest Renan (1823-1892), professeur au Collège de France.

Important à savoir : Après une visite, vous pouvez reprendre des forces dans le salon de thé Rose Bakery. Installé dans le jardin et la serre du musée, il est accessible sans réservation. Parfait pour finir l’après-midi en douceur.

Musée Cernuschi, musée des arts de l'Asie de la ville de Paris © Musée Cernuschi
Musée Cernuschi, musée des arts de l’Asie de la ville de Paris © Musée Cernuschi

2. Le musée Cernuschi

Si vous préférez les arts extra-européens, une visite au musée Cernuschi vous séduirait à coup sûr ! Il est consacré aux arts de l’Asie, et couvre une très large aire géographique allant du Japon, à la Corée, en passant par la Chine et le Vietnam. Ses vastes collections font parties des collections d’arts asiatiques les plus riches d’Europe. Toutes les époques sont prises en compte ; certaines oeuvres datent du Néolithique, comme les céramiques chinoises, et d’autres sont exécutées par des artistes contemporains, à l’image des créations de Ru Xiaofan (artiste que j’admire beaucoup depuis des années). De toutes les salles du parcours, celle exposant le Buddha de Meguro, sculpture japonaise du XVIIIe siècle, est de loin la plus impressionnante, de par sa taille et sa scénographie. C’est une étape indispensable de toute visite au musée Cernuschi !

Important à savoir : Le musée Cernuschi est l’un des quatorze musées de la Ville de Paris, et par conséquent, la visite des collections permanentes est gratuite pour tous. Seules les expositions temporaires sont payantes. C’est idéal pour découvrir des oeuvres d’art avec un tout petit budget !

Musée Cognacq-Jay © Troian Leroy
Musée Cognacq-Jay © Troian Leroy

3. Le musée Cognacq-Jay

Spécialisé dans l’art européen du XVIIIe siècle, le musée Cognacq-Jay expose les collections acquises par Ernest Cognacq (1839-1928) et Marie-Louise Jaÿ (1838-1925), couple de philanthropes et fondateurs de la Samaritaine à Paris. Il est, tout comme le musée Cernuschi, l’un des quatorze musées de la Ville de Paris. Sa particularité est de nous plonger dans l’atmosphère intimiste du XVIIIe siècle, avec ses murs ornés de boiseries anciennes. Les salles déploient une large collection de peintures, comprenant entre autres des chefs-d’oeuvre de François Boucher (1703-1770), Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) et Hubert Robert (1733-1808), ainsi qu’une sélection d’objets d’art et de sculptures. La visite est assez courte et donne un aperçu court et synthétique de l’histoire de l’art du XVIIIe siècle.

Important à savoir : Les premières salles du musée sont régulièrement réaménagées pour accueillir les expositions permanentes du musée. C’est l’occasion de découvrir l’art du XVIIIe siècle sous un angle inédit.

Musée de la chasse et de la nature © Musée de la chasse et de la nature
Musée de la chasse et de la nature © Musée de la chasse et de la nature

4. Le musée de la chasse et de la nature

Le musée de la chasse et de la nature occupe deux hôtels particuliers du Marais, l’hôtel de Guénégaud et l’hôtel de Mongelas. Les oeuvres d’art illustrent tous les liens puissants qui unissent l’Homme à la Nature. Le parcours est ponctué par des instruments de chasses, des trophées de chasses, des animaux naturalisés ainsi que des peintures et sculptures animalières. Les artefacts d’histoire naturelle y côtoient ainsi les beaux-arts dans une muséographie conçue par Georges de Lastic, ancien conservateur ayant profondément marqué l’histoire du musée. Il cherche en particulier à recréer l’ambiance des cabinets à travers une présentation dense d’oeuvres d’art.

Important à savoir : Le musée propose une programmation culturelle très riche, alliant expositions temporaires d’artistes contemporains, lectures de romans, concerts, ateliers pour les jeunes publics et conférences autour des enjeux climatiques et environnementaux.

Musée Nissim de Camondo © Les Arts Décoratifs, Paris
Musée Nissim de Camondo © Les Arts Décoratifs, Paris

5. Le musée Nissim de Camondo

Comme cinquième et dernier musée de cette (trop) courte liste, j’ai sélectionné une institution chère à mon coeur : le musée Nissim de Camondo. Créé en 1936, il reconstitue une demeure aristocratique du XVIIIe siècle à partir de la collection d’oeuvres réunie par le banquier Moïse de Camondo (1860-1935). Ce musée incarne le goût des amateurs d’art du XIXe siècle pour le siècle précédent, notamment en matière d’ameublement. Aujourd’hui, les oeuvres sont toujours disposés selon les souhaits de Moïse de Camondo, de sorte à rester le plus fidèle possible à sa vision initiale. Les visiteurs peuvent ainsi déambuler dans une multitude de salons inspirés du XVIIIe siècle, mais aussi dans les appartements de la famille Camondo. L’hôtel particulier étant à la pointe de la modernité au début du XXe siècle, il est possible d’y découvrir un ascenseur, du chauffage, ou encore des systèmes de nettoyage, fondamentaux pour le confort des anciens propriétaires.

Important à savoir : Le musée porte le nom du fils du fondateur, Nissim de Camondo (1892-1917), mort pour la France durant la Première Guerre Mondiale. Il s’agit là d’un hommage poignant d’un père pour son fils.

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